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Pourquoi ce spot ?

Mon humeur : émerveillé, enthousiasmé et surexcité

Passionné des contrées sauvages du Grand Nord et des activités de pleine nature, j’ai la chance de pouvoir exercer ces deux passions dans le cadre de mon boulot chaque année en allant encadrer des séjours pour l’agence Altaï.
Parmi toutes les destinations polaires dans laquelle j’ai eut la chance de pouvoir guider, le Groenland occupe une place toute particulière tant ce territoire m’apaise autant qu’il m’émerveille à chaque fois. Je m’y sens bien alors que je suis bien loin de ma Provence natale dont le seul point commun est la présence de glaçons, démesurés en mer d’un côté et bien calibrés pour entrer dans un verre de pastis de l’autre…
C’est donc l’un de ces voyages, en été 2019, et en kayak et randonnée que je m’en vais vous conter de ce pas, ou de cette pagaie!
Un voyage où nous nous sommes coupés du monde durant une semaine pour vivre au rythme de cette nature groenlandaise, profitant du soleil permanent, d’une faune abondante, d’icebergs migrateurs et de l’accueil chaleureux des inuits du premier au dernier jour avec un groupe enjoué et bienveillant.

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Mon itinéraire

Mon programme jour par jour

L’ensemble du voyage s’est déroulé dans la baie de Disko, où les plus gros icebergs de l’hémisphère nord dansent dans la baie pour notre plus grand plaisir. Le soleil permanent de l’été et l’eau de fonte des glaces attirant de nombreux animaux marins qui confèrent à ce territoire un patrimoine naturel incomparable…
Nous consacrons les 10 jours du voyage à explorer cette zone pour appréhender ses trésors avec l’itinéraire suivant:

  • JOUR 1: Découverte d’Ilulissat, la ville aux icebergs
  • JOUR 2: Transfert en bateau vers Oqaatsut, village inuit isolé de 40 habitants
  • JOUR 3 à 7: Camp de base sous tente et exploration en kayak et rando de la baie d’Oqaatsut
  • JOUR 8: Retour à Oqaatsut et soirée festive avec les locaux
  • JOUR 9: Retour à Ilulissat, rando près des icebergs et des baleines de l’Icefjord
  • JOUR 10: Fin du trip
  • JOUR 300 après la fin du trip: ne rêve que d’une chose… repartir !

Mes activités

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Kayak (qajaq pour les bilingues...)

On ne peut pas faire plus local que le kayak de mer pour approcher les icebergs et les baleines qui foisonnent en baie de Disko. En effet, vous ne le savez peut être pas mais c’est un mot groenlandais puisqu’ils en sont les créateurs et l’ont utilisé quotidiennement par le passée pour chasser en mer, une affaire de patience et de dextérité.
De notre côté, de la patience on en a, de la dextérité, ça restait à prouver. Il a fallu donc embarquer dans nos kayaks avec des objectifs moins sanguinolents puisqu’à défaut de nous remplir la panse, nos embarcations vous nous remplir les yeux d’un spectacle unique: un ballet d’icebergs et de baleines. Une semaine durant nous profitons, moyennant quelques suées avec nos pagaies, de cette chorégraphie arctique:
– les petits groupes de grosses baleines venant régulièrement nous rendre une visite de courtoisie, allant même jusqu’à plonger sous nos kayaks pour aller vérifier que notre gouvernail est bien positionné
– allant à la rencontre des icebergs, montagnes givrées aux formes et aux couleurs qui ne peuvent laisser de glace… Comme les baleines, on les approche respectueusement, en restant à distance, des fois qu’ils décident de basculer à notre approche pour nous montrer une autre facette de leur anatomie. Comme les baleines, ce sont des nomades des mers arctiques, ils déambulent dans la baie, ne restant jamais en place comme si ils avaient « le feu aux fesses »! L’avenir nous le dira…

Le kayak rend accessible ce ballet. Mais la bonne nouvelle est que le kayak est lui aussi accessible. Une affaire d’équilibre, de glisse et de coordination avec son partenaire puisqu’à deux, vous êtes plus stables, vous avez plus d’énergie pour avancer, deux cerveaux disponibles pour vous rappeler des consignes de sécurité et deux bouches pour refaire le monde durant les traversées et rester doublement bouche bée quand le ballet redémarre, imprévisible et majestueux.

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Rando (randonnée pour les moins fénéants...)

L’approche terrestre de ce territoire s’avère vraiment complémentaire à l’approche marine. Déjà parce que pour aller faire pipi, ça demeure plus simple à terre… Ensuite parce qu’il est important de faire travailler de manière alternative les bras en kayak puis les pieds en randoafin d’éviter de se retrouver à la fin du séjour avec le corps d’une nageuse russe des années 80 dopée aux hormones…
Enfin et surtout parce que le Groenland, possède une bande de terre non recouverte de glace qui regorge de vie et de beautés sauvages. On y découvre de grandes vallées glaciaires recouvertes d’une toundra luxuriante qui commençait à prendre de belles couleurs automnales orangées en cette fin de mois d’aout. Y traîner nos guêtres permet de rencontrer une multitude de fleurs colorées dont l’épilobe règne en maîtresse des lieux. Les linaigrettes bordent les nombreux lacs et rivières qui ont permit moultes rafraîchissante. Les sols abritent les lagopèdes camouflés par leur plumage d’été et qui se dérobent de leur cachette au dernier moment, créant la surprise dans notre groupe de randonneurs arctiques. Enfin, les rando permettent d’accéder à de superbes points de vue sur la baie et ses icebergs, offrant une vision complémentaire à ce qu’on perçoit par la mer…
L’autre bonne nouvelle étant que tout le monde sait randonner donc on ne s’est pas privé!!!

Mes coups de coeur

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Sauvage, nautique et accueillant

  • La vie sauvage: c'est indéniablement un élément majeur de ce type de voyage. Le retour à la nature. J'adore ce moment où nous quittons le village en kayak et où je sais que nous sommes désormais livrés à nous même. J'adore encore plus ces moments sur le campement, où chacun revient aux fondamentaux: préparer à manger, dormir, aller aux toilettes! Chacun participe à la vie du camp, prend le temps de se parler, de contempler, de ramasser les moules ou les myrtilles, de fabriquer un banc en pierre face à la mer où un totem pour veiller sur notre campement. La créativité s'exprime et le lâcher prise s'installe...
 
  • La navigation en kayak: j'aime ce mode de déplacement, il permet une approche douce du milieu marin tout en se procurant des sensations liées à la glisse et à l'équilibre permanent à trouver avec son kayak pour ne faire qu'un avec lui. En arctique, il permet d'approcher de manière douce les icebergs et la faune sauvage, en particulier les baleines mais il n'est pas rare que des phoques sortent la tête, curieux envers ce mammifère marin aux couleurs chatoyantes qui se balade sur sa zone de pêche.
 
  • L'accueil des Groenlandais: inversement proportionnel aux températures... Les groenlandais sont souriants et profondément gentils, les côtoyer est une vraie chance autant qu'une leçon quand au rapport à entretenir avec la nature et le temps. Nous avons eut la chance d'être invité à un kaffemik (= coutume traditionnelle au Groenland qui veut qu'il y ait toujours du café chaud et des biscuits prêts pour accueillir chez soi quiconque voudrait passer) chez la doyenne du village où nous passions la dernière nuit. L'occasion de goûter à quelques spécialités locales dont du rennes à la confiture et de tenter de pratiquer son groenlandais dès lors qu'on a plus la bouche pleine! Mais finalement, bouche pleine ou pas, la différence demeure limitée! Le pouvoir des sourires et des mimes fait le reste...

Faune et Flore

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Whalecome au pays des baleines

Concernant la faune, les baleines sont ici les animaux les plus emblématiques car les plus imposants, les phoques car les plus mangés et les moustiques car les plus nombreux. Mais le Groenland recèlent bien d’autres animaux que ce soit en mer ou sur terre.

  • La pêche à la ligne, en plus de pouvoir agrémenter certains de nos plats du soir d’un peu de poisson frais, permet d’inventorier quelques espèces qu’on trouve en mer tels que le cabillaud, l’aiglefin mais aussi l’omble chevalier. On y trouve également des moules, des coquilles saint jacques et des crevettes qui font vivre une partie de la population locale.
  • En l’air on trouve de nombreux oiseaux migrateurs venus profiter de l’abondance de nourriture et de soleil.
  • A terre, on peut rencontrer des lièvres arctiques tout de blanc vêtu, des renards polaires mais aussi des rennes et, plus rares, des boeufs musqués. L’ours se situe plus à l’Est sur les zones de banquise dérivante.
  • La flore est tout aussi foisonnante et les fleurs rivalisent de créativité pour se reproduire et capter un max de soleil durant le court été polaire. Une saine compétition tapissant la toundra de myriades de couleurs. Les baies et les champignons sont également très nombreux ce qui, je ne vous le cache pas, ralenti fortement notre progression pour cause de cueillette intempestive…
Mes tips

Restez relax en toute circonstances là haut. Au Groenland, la notion des priorités n’est pas la même que chez nous, les heures de rendez vous sont rarement respectées tout comme les plans A, B et C de nos activités à la journée. Heureusement, il reste le système D et le paysage propice au calme et à la contemplation à rallonge!

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Mon équipement

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Les indispensables à mettre dans sa valise

Le truc à savoir quand on va au Groenland est que c’est un pays très peu peuplé d’un point de vue humanoïde… Si on se réfère au contingent de l’armée des moustiques par contre c’est une autre paire d’ailes! En effet, il y a plus de moustiques que d’habitants au Groenland. La bonne nouvelle est qu’ils ne viennent en villégiature que durant la période de mi juin à début aout, l’autre bonne nouvelle est que sur cette période ils ne nous dérangent pas quand il y a du vent, de la pluie. L’autre bonne nouvelle est que seule les femelles piquent donc choisissez bien les moustiques que vous côtoyez… Quand les conditions sont calmes, l’ultime bonne nouvelle est que l’ingéniosité humaine a généré l’invention des moustiquaires de tête (à enlever toutefois pour manger son pique nique le midi « sinon la soupe elle coule partout sauf dans ta bouche Aurélie »…)

  • De bonnes chaussures de rando pour marcher dans la toundra
  • Des lunettes de soleil car ce dernier ne fait pas de cadeau
  • Des jumelles pour garder à l’oeil le cap à suivre: « n’importe où vu que c’est beau partout »
  • Un drap de soie à ajouter dans le sac de couchage pour bien dormir malgré le bruit des respirations de baleines devant la tente!
  • Une moustiquaire entre Juin et début Aout pendant la période d’estive de mousticus sanguinosuce
  • Une montre sans piles: savoir l’heure ne sert à rien puisqu’il fait jour tout le temps!
Si la natation est bonne pour la ligne, pourquoi les baleines sont elles si grosses? Robert Mitchum  

L'agence locale

Altaï Greenland

A Ilulissat, "les icebergs" en groenlandais, nos équipes vous accueillent pour un voyage inoubliable en arctique : raid en ski pulka, raid en raquettes et raid en kayak !
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